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La journée fédérale

La journée fédérale annuelle, qui s’est déroulée le samedi 3 octobre 2015 est la deuxième étape de ce chantier. Nous étions 84 participants du réseau des Centres Sociaux de Loire-Atlantique (professionnels, bénévoles et habitants confondus) à nous retrouver au Centre Socioculturel du Sillon de Bretagne à Saint-Herblain pour un temps de réflexion, d’outillage et de partage de pratiques sur le thème : « Le Pouvoir d'Agir c'est d'abord une posture, une façon d’être ».

 

FORUM OUVERT DES CENTRES SOCIAUX

L'INTERVENTION DE JÉRÔME GUILLET

ANECDOTE : L'ANIMATION SPONTANÉE

À partir d’échanges avec les habitants, un truc, une action ou une activité s’est créé. Le centre ne l’imaginait pas, ne l’avait pas programmé mais c’est arrivé !

 

 

C’est avec fierté que 7 Centres Socioculturels (habitants et professionnels) ont partagé leur action et expliqué comment elle avait vu le jour. L’ensemble des participants a déambulé, lors de ce forum ouvert,  dans les stands proposés et ce sont intéressés aux actions inspirantes des habitants.

 

 

RETOUR SUR LE FORUM Ouvert DES CENTRES SOCIAUX
« Ce qui m'a fait plaisir, c'est l'enthousiasme des professionnels, pour laisser la place aux habitants »

 

N'hésitez pas à entrer en contact avec les Centres Sociaux qui ont présenté une action

Pour animer le premier temps de la matinée, la fédération a fait appel à Jérôme Guillet de Matières Prises, structure d’Éducation Populaire. Formateur auprès des acteurs des Centres Sociaux sur la question du Développement du Pouvoir d’Agir, l’intervenant est avant tout, un homme de terrain.

 

Après un bref rappel historique sur la pédagogie de l’émancipation, Jérôme Guillet nous partage ses souvenirs et anecdotes pour illustrer, de manière concrète, les postures favorisant le DPA.

 

Il y a quelques années, il a expérimenté l’animation sans tranche d’âge et sans programme en tant qu’animateur en colonie de vacances. Il nous explique comment l’animation spontanée l’a alors convaincue et comment elle pouvait s’appliquer concrètement sur le terrain. L’animateur défend les intérêts d’une animation spontanée où l’imprévu, l’observation, l’écoute et le réajustement jouent un rôle primordial.

 

 

Toujours selon Jérôme Guillet, favoriser le DPA, c’est avant tout des postures et des disponibilités :

 

 PRENDRE LE TEMPS

« Se dire que prendre du temps, c’est fondamental et que « perdre du temps à connaitre les gens », c’est souvent en gagner par la suite. »

 

CROIRE A PRIORI DANS CE QUI PEUT SE PASSER

« Accepter collectivement de ne pas maîtriser ce qui va se passer : le tâtonnement fait partie de notre travail. »

 

 

SAVOIR PRIVILÉGIER LE VÉCU SUR LE PRÉVU

« Privilégier les situations qui permettent d’enquêter sur ce que veulent et savent faire les gens que nous rencontrons ; Ne pas oublier, parfois très simplement, de leur demander leur avis ; S’intéresser suffisamment à eux pour déceler dans leur trajectoire, dans leurs questionnements ou dans leurs réflexions les sources de projets potentiels. »

 

 

« Je suis animateur en colonie de vacances et j’emmène un groupe de huit enfants âgés d’une dizaine d’années en balade à vélo, avec pour destination un concours canin. En chemin, un des enfants remarque des « sortes de gargouilles » sous une gouttière de maison et demande : « C’est quoi ces trucs bizarres ? ».

 

Je lui rétorque alors que je n’en sais rien. Tous les enfants regardent ces drôles de symboles et se perdent en hypothèses. Je demande alors  « C’est certainement possible de savoir... Mais comment d’après vous ? » ... «On n’a qu’à demander aux gens qui habitent là ! » Et c’est ce que nous faisons.

 

La dame qui habite la maison a emménagé il y a peu et nous explique qu’elle en a aucune idée mais précise que M. Moulinet, un ancien du village, connaît tout des traditions et que nous ferions bien d’essayer de le rencontrer. Sa femme nous ouvre «Il est parti à la pêche mes pauvres enfants, c’est bien dommage, il en a des choses à raconter... mais si vous vous allez voir la femme du notaire, elle vous en dira plus...»

 

Nous voilà partis chez la femme du notaire qui est chez elle et nous fait rentrer dans sa demeure. Elle nous offre des gâteaux secs et une « orangeade » puis sort quelques livres et quelques photos à propos de la sorcellerie.

 

Elle nous apprend alors qu’il fut un temps où l’on protégeait les maisons avec ce genre de petites sculptures. Les enfants sont impressionnés. Moi aussi.

 

Notre échange se conclut par un conseil de la femme : « Si vous voulez faire le tour de la question, vous devriez aller voir le curé, il doit préparer l’office de ce soir... » Ni une, ni deux, nous voilà partis à l’église. Le curé n’est pas là mais nous visitons les lieux. Une des filles du groupe fait une prière. Les autres lui demandent ce qu’elle fait. Nous parlons des religions, du fait de croire ou pas en un dieu et des différentes religions.

 

Le concours canin est oublié, c’est trop tard, c’est trop loin... Nous sommes bien contents de nos aventures et repartons à la colo, satisfaits par avance de ce que nous aurons à raconter et qui servira plus tard de trame pour nos grands jeux de pistes. Nous avons pris le temps de connaître un peu mieux la région, nous sommes rentrés chez des gens, avons parlé de religion, de superstitions et de croyances....

 

En appui sur la curiosité des enfants et usant des ressources des habitants, nous nous sommes fabriqués un beau souvenir.»

 

Jérôme GUILLET

POUR MIEUX COMPRENDRE L'ANIMATION SPONTANÉE

Retrouvez plus d'anecdotes dans  le guide " En route vers le Pouvoir d'Agir"

Revivez la journée fédérale en images...

Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de Loire-Atlantique - 2016

Contact : Maxime BEE - Chargé de mission communication : chmission.federation44@gmail.com